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Se connaître

  • 15 déc. 2025
  • 2 min de lecture



La véritable connaissance de soi ne consiste pas seulement à reconnaître ses qualités ou ses défauts. Elle inclut aussi, avec la même lucidité, ses fragilités, ses zones d’ombre, ses limites, ses impasses, ses idées reçues, ses pensées...







On dit souvent que la sagesse serait de se voir comme les autres nous voient. C’est déjà une étape. Mais la maîtrise de soi va bien plus loin : il s’agit de se voir tel que l’on est, sans fard, sans masque, sans mise en scène, sans artifices.


Je me retrouve face à moi-même lorsque je regarde dans le miroir inévitablement.

Je ne cherche plus à dissimuler mes failles, ni à les enjoliver. Je ne me protège plus derrière la flatterie, ni contre les autres, ni contre moi. Je ne me minimise pas, je ne me surestime pas non plus. Je cesse de me raconter des histoires, dans un sens comme dans l’autre.


Dans cet espace-là, quelque chose se pose.

Je commence à mesurer l’ampleur réelle du chemin qui m’attend. Je perçois ce que demande la maîtrise de soi, non pas comme un idéal abstrait, mais comme une pratique concrète.

Et surtout, je vois clairement ce que j’ai à faire pour changer.


Je ne suis plus dans la confusion.

Je deviens consciente des lois qui régissent le monde de la pensée, et j’apprends peu à peu à ajuster mon esprit à ces lois. C’est un processus patient : éliminer ce qui encombre, trier, assainir. Rien de spectaculaire, mais quelque chose de profondément transformateur.


Comme un agriculteur qui désherbe, nettoie et prépare la terre avant les semailles, j’allège mon esprit, je le purifie, je le rends disponible à la création.


C’est seulement à partir de là que je peux poser les bases d’une pensée puis d’une action juste, alignées, vertueuses.

Et ce sont ces bases-là qui permettent, avec le temps, de récolter les fruits d’une vie intérieure structurée, cohérente, habitée.

Puis d'un miroir qui reflète l'Âme dans toute sa beauté.

 
 
 

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