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La simplicité

  • 21 déc. 2025
  • 2 min de lecture


Dans toutes les grandes traditions spirituelles

Après les salutations, après les formules d’ouverture, les textes commencent presque tous de la même manière.

Par la simplicité

On aimerait passer vite.

On voudrait aller directement à l’essentiel, à l’expérience ultime, à la réalisation, à l’illumination.


Les textes fondateurs du Vedānta, du yoga, du tantra, du soufisme, du judaïsme, du christianisme, du bouddhisme… tous commencent par là :

les qualités intérieures, les vertus, la droiture, la sincérité, la bonté...


Et ça agace souvent.

Parce qu’on se dit : « Ce n’est pas ça qui m’intéresse. Moi je veux le Divin, la libération, l’expérience ultime. »


Mais cette étape n’est pas un détour.

C’est un cadeau immense, qu’il ne faut surtout pas négliger.


Pourquoi tant de pratiques, tant d’années de techniques spirituelles sophistiquées donnent si peu de résultats ?

Pas parce que les pratiques sont mauvaises.

Mais parce que l’être qui les pratique n’est pas unifié.


Si ce que je pense, ce que je ressens, ce que je fais ne vont pas dans le même sens.

Je n’avance pas.


La sincérité, la pureté d’intention, l’alignement intérieur ne sont pas des règles morales.

Ce sont des conditions, des bases .


Les traditions le savent.

Avant d’allumer un feu, il faut que le bois soit sec.

Avant de chercher l’unité, il faut commencer par ne plus se diviser soi-même.


Et tant que cela n’est pas vu, intégré, incarné,

la réalisation reste un mot,

et la pratique tourne en rond. Il n’existe qu’une seule manière d’être unifié.

C’est de ne plus être divisé intérieurement.


C’est peut-être le plus grand cadeau que les instructeurs, les sages, les saints, les textes fondateurs essaient de nous offrir…et paradoxalement, celui que nous avons le moins envie de recevoir.

Pourquoi ?

Parce qu’on préfère souvent des pratiques, des techniques, des expériences fortes.

Alors que ce qui est demandé est beaucoup plus simple.

Et beaucoup plus exigeant.

Ils savent, eux, que tant que le cœur reste divisé, par manque de droiture réelle, par manque de sincérité profonde, aucune pratique ne peut vraiment porter de fruit.


Ce n’est pas une question de morale au sens social. C’est une question d’unité intérieure.

La simplicité et la sincérité ne sont pas des vertus secondaires.

Elles sont la base.

La première loi est très claire : ne pas penser faire à l’autre ce que je n’aimerais pas qu’on pense me faire.

Et vivre réellement à partir de cette loi, c'est le début du chemin.

Pas en théorie.

Mais dans le quotidien.

Dans la pensée, dans la parole.

Dans les choix ordinaires.

Dans les gestes simples.

C’est là que le cœur commence à s’unifier.

C’est là que la pratique devient vivante.

Ne pas nuire.

Ne pas faire mal.

Reconnaître l’autre comme un proche.


Quand cette base est là, alors tout le reste vient naturellement.

Sinon, quoi que l’on fasse, on restera divisé, non unifié.


 
 
 

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