Mon petit moi partout
- 13 déc. 2025
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S’identifier, c’est projeter son petit moi partout.
Quand je ne me connais pas vraiment, je crois voir l’autre… mais en réalité, je ne vois que moi.
Je superpose mon histoire, mes filtres, mes attentes, et je passe complètement à côté de ce qui est là, vivant, différent.
Quand je dis intérieurement :
« il n’aurait pas dû agir comme ça », je ne suis pas en train de comprendre l’autre. Je suis en train de l’effacer. Je lui refuse une existence propre, distincte de la mienne.
Or chaque être est unique, incomparable. Il n’y a rien à mesurer, rien à corriger, rien à juger.
Je ne peux pas réellement voir l’autre tant que je le recouvre de moi.
À ce moment-là, je me retrouve partout, et tout devient terne, répétitif, sans relief. Il n’y a plus de rencontre, seulement des projections.
Le jour où je reconnais simplement : « ceci est différent », « cet être est différent », quelque chose s’ouvre. J’inclus au lieu d’exclure. Je laisse la vie me traverser au lieu de la contrôler.
Dans cet espace-là, il n’y a plus vraiment de déception, ni de souffrance telles que je les connaissais.
Parce que je ne suis plus en lutte avec ce qui est.
Et finalement, quand je perçois l’unité de l’existence, je reconnais chaque être comme une expression singulière de cette unité.






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